L’Œdipe de Cahors

« L’homme devant son destin »


En 1987, sous l’instigation du Sénateur-Maire Maurice Faure, la ville de Cahors achète à l’artiste une grande sculpture issue de sa recherche personnelle ; « L’homme devant son destin », figurant l’Œdipe mythique de Sophocle sous une double identité ;

– en roi, au sommet de sa gloire ; – et aveugle, ayant éteint la brillance de sa position.

L’artiste approfondissait sa réflexion sur le « fatum » attaché à l’être; –entreprise avec « L’ AU-DELÀ », ou « Œdipe aveugle » ; acquise par la préfecture de l’Essonne en1973 ; puis en exposition permanente au Musée Rodin—.
A Cahors, s’ajoutant à l’ Œdipe dépouillé, qui a épuisé les forces du destin, la stature du Roi de Thèbes se redresse, en sa pérennité.
Son premier emplacement devant le Palais de Justice appuyait la solennité de son expression.
©Claire Cattant 

L’Œdipe dévoilé





« Cet Œdipe à la double identité est l’œuvre de Jean Cattant, et c’est la Mairie de Cahors qui en a fait l’acquisition »

« L’œuvre fait référence à Sophocle », décrivant les deux étapes de la vie d’ Œdipe. « De fait, ces Œdipes dos à dos n’en font qu’un » ; ainsi que le relate le reportage d’inauguration ; « il s’agit de la même personne mais à des époques différentes, un drame séparant ces deux périodes. »

L’artiste évoquera souvent son œuvre en tant qu’Œdipe-Janus ; Janus aux deux visages étant le Dieu Romain des « portes », de la transformation ; laquelle naît du passage entre passé et futur. « La sculpture symbolise l’ambivalence de l’homme…la quête de son identité » confie l’artiste.

(Les images ci-dessous sont extraites de mon livre sur Jean Cattant)

La représentation de droite montre l’Œdipe de Cahors accompagné de son prototype réduit.

L’Œdipe a actuellement changé d’emplacement et n’est plus devant le Palais de justice, où les autorités de la ville, et le sculpteur, l’avaient placée. (voir les photos précédentes).

Son cachet si particulier n’est pas sans évoquer d’autres sculptures de taille importante, qu’il créa en son atelier du Lot, avec son œuvre de maturité.

L’adjoint culturel Gabriel Loubradou, qui participa à l’inauguration de l’Œdipe, prenait à coeur de laisser en sa ville le souvenir de l’artiste ; à cet effet, une salle accueillant des oeuvres permettrait de rendre hommage au sculpteur inspiré dévoué à son art en sa chère terre d’élection, malgré les épreuves traversées, et la maladie ; cette démarche étant toujours en cours ; les amis du sculpteur seraient heureux qu’elle aboutisse.

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